Laissez-nous respirer

Nous reprenons ici « l’appel des familles contre l’impunité des violences policières, pour l’interdiction des techniques d’immobilisation mortelles et des armes de guerre en maintien de l’ordre ». Il servait de support à la mobilisation pour la manifestation prévue le 14 mars à Paris, dans le cadre de la Journée internationale contre les violences policières.

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Ripostons à l’autoritarisme !

20 juillet 2019, Beaumont-sur-Oise. Dans la banlieue située à 60 km de Paris, malgré les averses, en dépit des transports ralentis, 5 000 personnes se sont rassemblées pour la troisième Marche pour Adama Traoré. Sous les regards bienveillants des habitant·es et des commerçant·es, la foule compacte parcourt le chemin jusqu’au quartier de Boyenval, passant devant la gendarmerie où le jeune homme est mort trois ans plus tôt « sous le poids de trois gendarmes et d’un système ». Comme en 2018 déjà, on y trouve toutes les couleurs et toutes les tendances du mouvement social : habitué·es du cortège de tête, organisations syndicales, membres et figures de partis de gauche, collectif des Gilets noirs, cortège « queer venère », collectifs écologistes, etc. Mais le fait nouveau et historique, c’est le jaune fluo qui mouchète le cortège. Plusieurs centaines de gilets sont venus de Saint- Nazaire, d’Amiens, de Commercy, de différentes régions d’Île-de-France, sans parler des « figures » comme Jérôme Rodriguez, Fly Rider ou Priscilla Ludovsky.

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Gilets jaunes, On nous appelait les prisonniers politiques

En plus d’un an, près de 440 gilets jaunes ont été incarcérés pour des peines de un mois à trois ans. Cette répression carcérale a bouleversé leurs vies, celles de leurs proches et affecté tout le mouvement. À Montpellier, Perpignan, Narbonne, Le Mans et d’autres villes, Bastamag* a rencontré plusieurs prisonniers et prisonnières et leurs soutiens. Ils et elles racontent leur expérience.

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Observatoire de la discrimination et de la répression syndicales

Être syndiqué et/ou disposer d’un mandat syndical, c’est bien souvent faire l’expérience de la répression et de la discrimination. Ce déni de démocratie bénéficie trop souvent de la passivité des pouvoirs publics, alors que le droit d’adhérer à une organisation syndicale de son choix est un droit reconnu par la Constitution et que toute obstruction dans ce domaine constitue une atteinte aux droits de l’homme et du citoyen. En 2011, la Fondation Copernic, la CFTC, la CGT, FO, la FSU et Solidaires ainsi que le Syndicat des avocats de France et le Syndicat de la magistrature, ont créé un Observatoire de la répression et de la discrimination syndicales. Son objectif est de rendre visible un problème largement ignoré par la statistique publique, rarement pris en compte par les études menées sur le champ des relations professionnelles, purement et simplement occultée ou niée par le patronat.

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En 2019, multiplication des atteintes graves à la liberté de la presse en France

Jamais, en France, la liberté de la presse – pourtant constitutionnelle – n’a subi autant de régressions. Depuis la loi « Renseignement » de 2015, jusqu’aux autres lois liberticides que sont les textes votés en 2018 et 2019 ; la loi sur la « Sécurité des affaires », et celle sur les « fake news », sont emblématiques d’une volonté politique de ne pas s’embarrasser de contradicteurs et/ou de gêneurs patentés que sont les journalistes.

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Antifascisme contre barbarie, l’autodéfense populaire au cœur des luttes

Le 15 avril 2019, des militants antifascistes de la région parisienne ont été arrêtés, à la suite d’une confrontation de rue avec des membres des groupuscules d’extrême-droite Zouaves Paris, Milice Paris et Génération Identitaire. Cet affrontement faisait suite à une série d’agressions de la part de ces bandes fascistes au sein du mouvement des gilets jaunes, comme celle dont tout le monde se souviendra du cortège du NPA le 26 janvier à Paris. Dans cette affaire du 15 avril, les militants fascistes n’ont pas été inquiétés par la justice et l’un d’eux a même porté plainte. En revanche, plusieurs militants antifascistes ont été mis en examen et mon fils Antonin Bernanos a été placé en détention provisoire, par le juge des libertés et de la détention Charles Pratz, au centre pénitentiaire de Fresnes le 18 avril 2019.

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