Solidaires et les mégabassines

Partagez cet article

L’Union syndicale Solidaires est pleinement investie dans les combats pour les biens communs, dont l’eau. L’Union départementale Solidaires Deux-Sèvres est au cœur de la lutte contre les méga bassines. L’implication des collectifs Solidaires est en lien direct avec l’analyse du contexte économique, social, environnemental, etc. Comme dit plus loin dans l’article « L’écologie sans lutte des classes, c’est du jardinage [mais] la lutte des classes sans écologie n’a sans doute guère d’avenir. »


Programmeur informatique durant 15 ans, puis expert en protection des données personnelles, et maintenant en reconversion vers le transport de marchandises à la voile, Baptiste David est membre du Bureau de Solidaires Informatique. Activiste du climat et des biens communs (graines, logiciels libres, eau), est particulièrement mobilisé contre les méga-bassines. Il participe aux activités de la commission internationale de l’Union syndicale Solidaires.


Soutien au Soulèvement de la Terre et autres mouvements sociaux menacés de dissolution. [DR]
Soutien au Soulèvement de la Terre et autres mouvements sociaux menacés de dissolution. [DR]

L’Union Syndicale Solidaires s’est engagée, depuis maintenant plusieurs années, pour le partage de l’eau entre vivant∙es, et contre son accaparement via les mégabassines en particulier. La lutte a réellement commencée dans les Deux-Sèvres, au cœur du réacteur des projets de méga-bassines, après la Vendée il y a 15 ans. Le projet à Sainte-Soline, c’est, sur 16 hectares, 720 000 m³ d’eau qui seront pompés dans la nappe phréatique, au milieu d’un site classé en zone Natura 2 000. L’Union départementale Solidaires 79 a été aux premiers rangs de la lutte, en intégrant le collectif Bassines Non Merci [1] dès ses premières heures. Nous avons déposé auprès des autorités des déclarations de manifestation (le plus souvent interdites ensuite), nous avons participé aux rassemblements par notre présence, par nos stands et par nos interventions publiques. Lors de la dernière grande mobilisation, en mars dernier, ce sont des militant⋅es Solidaires de toute la France et de bien des secteurs professionnels qui sont venu⋅es à Sainte-Soline (Solidaires Loire-Atlantique, Solidaires Aude, Solidaires Finistère, Solidaires Vendée, SUD Rural et Territoires, Solidaires Informatique, SUD Éducation, SUD-Rail, le Secrétariat National, …[2]), renforçant les rangs des 30 000 personnes présentes. Plus récemment, le 8 septembre 2023, le secrétaire départemental de Solidaires 79 était inculpé par le tribunal de Niort pour « organisation de manifestation interdite » [3]. Le procès reprendra le 28 novembre 2023.

Avant Sainte-Soline, Mauzé-sur-le-Mignon

Le chantier test de Mauzé-sur-le-Mignon – première d’une nouvelle série de 16 bassines – a été, en 2021/2022, un calvaire pour ses promoteurs, l’État ou les irrigant∙es organisés en société anonyme. Face aux diverses actions menées – rendez-vous hebdomadaires, envahissement du chantier, désarmement de plusieurs engins, mobilisations répétées de milliers de personnes – les difficultés de réalisation et les coûts de surveillance se sont démultipliés. Pour le mouvement de contestation contre les mégabassines, ce premier chantier a été un catalyseur, qui n’a fait qu’amplifier et fortifier sa détermination. Ce mouvement assume aujourd’hui la nécessité de la désobéissance civile quand les crimes contre l’eau et les terres sont appuyés par le gouvernement. Il a pris une dimension nationale avec la défense et le partage du commun emblématique qu’est l’eau. Il travaille localement à d’autres projets de territoire alternatifs compatibles avec les enjeux climatiques. C’est l’antagonisme entre deux visions de l’agriculture et, in fine, du vivant qui s’est clarifié. L’une, agro-industrielle, dopée aux intrants chimiques, qui achève la privatisation des ressources communes dans une logique de court terme. L’autre, paysanne, guidée par l’urgence absolue de prendre soin du vivant, de le mettre en partage et d’en maintenir la diversité et la fertilité.

Un risque de méga bassines sur l’ensemble du pays

En mai 2022, après 15 ans de procédures, la Cour d’appel a ratifié l’illégalité – du fait de leur impact environnemental – des 5 bassines mises en œuvre par l’association syndicale autorisée d’irrigation (ASAI) des Roches, sur les communes de La Laigne, Cramchaban et La-Grève-sur-Mignon. Des opposant.es avaient pris les devants. Deux de ces bassines avaient été préventivement démantelées, dont une par plusieurs milliers de personnes, tandis que la Confédération paysanne revendiquait le démontage de sa pompe. Une première autorisation de remplissage et d’exploitation avait été annulée le 31 décembre 2009, par le Tribunal administratif de Poitiers ; décision confirmée en appel, le 15 novembre 2010, par la Cour administrative d’appel de Bordeaux. Malgré cela, l’ASAI a fit le choix de construire les réserves. Une seconde autorisation de remplissage et d’exploitation de ces mêmes réserves a été accordée par la préfecture en avril 2015. Le Tribunal administratif de Poitiers l’a à nouveau annulée, le 7 juin 2018. Par suite du nouvel appel formé par l’ASAI devant la Cour administrative d’appel de Bordeaux, celle-ci a confirmé l’annulation de l’autorisation, le 17 mai 2022. La Cour a relevé de multiples irrégularités persistantes : ouvrages surdimensionnés, étude d’impact toujours insuffisante, prélèvements dans la nappe phréatique sans surveillance et sans indicateur pertinent, assèchement d’un cours d’eau ou encore non-respect du Schéma d’aménagement et de gestion de l’eau. Saisi par l’ASAI, le Conseil d’Etat a jugé, le 3 février 2023, qu’« aucun [des] moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi ». Mais le clan des pro-bassines, en plein déni de réalité, s’entête. Des méga bassines continuent, à être planifiées partout dans le pays.


[Solidaires]
[Solidaires]

L’appel unitaire au rassemblement des 29 et 30 octobre 2022 indiquait : « Nous sommes à un moment charnière où nous devons unir nos forces à l’échelle nationale et internationale pour leur faire comprendre que chaque nouveau chantier aura un coût politique et économique ingérable. Puisque le gouvernement – cul et chemise avec l’agro-industrie et la FNSEA – malgré tous les effets d’annonce sur une éventuelle planification écologique, reste incapable de prendre la décision – a minima – d’un moratoire, nous le mettrons en œuvre nous-mêmes. La bataille de Sainte-Soline est engagée ! Il est décisif de la gagner ! Le premier chantier à succéder à celui de Mauzé-sur-le-Mignon est celui de la méga-bassine de Sainte-Soline. […] Depuis le 28 septembre, le site est encerclé par des grilles. Il risque d’être progressivement excavé par une cohorte de tractopelles et verra ses environs quadrillés de réseaux de pompage et tuyauteries (+18 km de canalisations et 615m3/heure pompé pendant 45 jours 24h/24). Mais nous pouvons encore leur faire faire machine arrière ! »

Melle, Sainte-Soline, mars 2023

L’Union départementale Solidaires Deux-Sèvres restituait ainsi le « week-end de mobilisation qui vient de se dérouler les 24, 25 et 26 mars [et qui] marque un tournant dans la lutte contre les projets de méga bassines » : « […] quelque 30 000 personnes se sont rassemblées autour du festival citoyen pour la protection de l’eau à Melle et ont manifesté en direction de la bassine de Sainte-Soline (79). Cette formidable participation qui a rassemblé une large mosaïque de générations et de militantes (paysan∙nes, associatifs, syndicalistes, politiques) est un succès qui valide l’opposition d’une majorité de la population à ces projets mortifères. Nous exigeons encore et toujours un moratoire. Durant ces 3 jours, nous avons passé de merveilleux moments militants, de débats et de convivialité. Des échanges pleins d’émotion et de conviction avec des intervenants venu∙es du Chili d’Italie, de Colombie, du Canada, du Rojava… autour notamment de la privatisation de l’eau. La protection de l’eau est un sujet international ! Une table ronde sur la convergence des luttes s’est tenue autour de la réforme des retraites. Elle a permis de confirmer que nous menions des luttes complémentaires : urgence sociale, urgence climatique, passons à l’action.


Affiche de solidarité avec Serge, très gravement blessé à Sainte-Soline. Réalisée par Jean-Marc Rochette, format 35x50 cm, papier woodstock betulla 260gr, elle est à commander, à prix libre (frais de port, 6 euros), à richardcheese@riseup.net [Jean-Marc Rochette]
Affiche de solidarité avec Serge, très gravement blessé à Sainte-Soline. Réalisée par Jean-Marc Rochette, format 35×50 cm, papier woodstock betulla 260gr, elle est à commander, à prix libre (frais de port, 6 euros), à richardcheese@riseup.net [Jean-Marc Rochette]

Tous ces échanges et rencontres militants se sont déroulés sur la commune de Melle (79), dont nous remercions le maire, le conseil municipal et les équipes techniques pour leur implication. Le festival citoyen de la protection de l’eau est une réussite et il s’est déroulé dans une ambiance cordiale et sans aucun heurts… Contrairement à la manifestation du samedi. Et pour cause. Une présence des forces de l’ordre proprement hallucinante et disproportionnée a déclenché les hostilités dès que le cortège fut à proximité de la bassine de Ste Soline (79). Et une fois la manifestation arrivée devant la bassine, les forces de l’ordre se sont littéralement défoulées sur la foule en utilisant des armes de guerre : deux canons à eau, un véhicule blindé, des grenades de désencerclement, des grenades assourdissantes, des LBD, des escouades de quads montés à deux et armés de LBD. Tout cela pour défendre un cratère en terre ! Plus de 200 blessé∙es graves ont été dénombrés avec deux victimes dans le coma, dont le pronostic vital est engagé pour l’une d’elles (au moment de la rédaction de ce communiqué). Un premier rapport établi par les observateurs et observatrices de la Ligue des droits de l’homme (LDH) présentes sur place indique que la préfecture a empêché les secours d’intervenir pendant plus d’une heure. Durant toute la semaine, les habitant∙es de Melle et ses environs ont subi un harcèlement de la part de la police et de la gendarmerie avec des contrôles routiers et piétonniers constants. La répression continue puisque les forces de l’ordre sont venues jusque dans les hôpitaux interpelle les blessées et on vient d’apprendre que Darmanin veut dissoudre les Soulèvements de la Terre.

[…] Soutenu par toute l’Union syndicale Solidaires, l’Union départementale Solidaires Deux-Sèvres est particulièrement fière d’avoir participé à l’organisation du week-end de l’eau, d’avoir participé aux débats et tables rondes et bien sûr d’avoir participé à la manifestation vers la bassine. Nous apportons tout notre soutien aux trop nombreuses victimes des violences policières. Nous serons à nouveau de tous les combats contre les bassines, pour soutenir les camarades devant la justice. No Bassaran ! »

Parmi les publications de structures Solidaires relatives à ce week-end, notons celui du syndicat national SUD Rural Territoires qui, avec sa section Nouvelle-Aquitaine, « saluent les camarades de tous horizons réuni∙es du 24 au 26 mars 2023, à Sainte-Soline, dans les Deux-Sèvres… […[4]] Encore une fois, dans un contexte social tendu, gouvernement et consorts (industries agroalimentaires et chimiques, lobbies et syndicats de l’agriculture productiviste…) nous montrent leur vrai visage, autoritaire et méprisant pour celles et ceux qui alertent et luttent contre les injustices, les catastrophes sociales et environnementales. Nous, syndicalistes des ministères de l’Agriculture et de l’Environnement, dénonçons les violences sociales et policières orchestrées par le gouvernement. Par ailleurs, nous réaffirmons notre soutien aux paysan∙nes, syndicalistes et toustes les militant∙es qui luttent contre la catastrophe climatique. »


Le Convoi de l’eau en août 2023, une autre initiative dans laquelle l’Union syndicale Solidaires et plusieurs Unions départementales étaient impliquées. [DR]
Le Convoi de l’eau en août 2023, une autre initiative dans laquelle l’Union syndicale Solidaires et plusieurs Unions départementales étaient impliquées. [DR]

Signalons que le tribunal administratif de Poitiers vient à nouveau de nous donner raison, en annulant deux arrêtés préfectoraux autorisant la construction de 15 méga bassines. En effet, il a considéré que l’usage de celles-ci compromettrait « la gestion équilibrée et durable de la ressource en eau », soulignant « une erreur manifeste d’appréciation » des préfectures. Ce jugement légitime pleinement la demande de moratoire sur les mégabassines, portée par la Confédération paysanne, Bassines Non merci, les Soulèvements de la Terre et de nombreuses autres organisations et syndicats, dont Solidaires. Nous n’accepterons pas que des travaux se poursuivent.

L’écologie sans lutte des classes, c’est du jardinage

La pertinence de ce slogan, dont la paternité est attribuée à Chico Mendès [5], demeure. On ajoutera que la lutte des classes sans écologie n’a sans doute guère d’avenir. Les méga bassines sont le symbole national de l’accaparement de l’eau au profit d’une minorité et du maintien d’un modèle agricole aussi toxique qu’anachronique. La sécheresse historique et systémique ne fait que révéler encore plus brutalement l’inadaptation intrinsèque d’une agriculture industrielle aveuglée par le productivisme et sa financiarisation. Celle-ci vise aujourd’hui à démultiplier les bassines pour se maintenir coûte que coûte, malgré la crise climatique que ce modèle d’agro-business participe amplement à aggraver. Naturalistes, riverain∙es, paysan∙nes et scientifiques n’ont eu de cesse de démontrer l’impact délétère de ces bassines et du pompage accru dans les nappes – y compris en hiver – sur des réseaux hydrologiques extrêmement fragilisés et sur les milieux naturels qui en dépendent.

A Solidaires, nous assumons pleinement notre implication dans la lutte au sein de Bassines Non Merci et des Soulèvements de la Terre. Nous assumons pleinement avoir collectivement appelé à manifester dans les Deux-Sèvres, pour faire valoir notre droit constitutionnel à l’expression publique. Nous assumons pleinement nos responsabilités en agissant pour le partage de l’eau, dans le strict respect d’ailleurs de la directive européenne cadre sur l’eau, qui priorise l’eau potable et les milieux sur les usages économiques de l’eau. Car oui, il s’agit bien là d’un combat central pour notre Union syndicale : celui contre la financiarisation des communs (l’eau, la terre, l’air, la connaissance, la culture, etc.), qui ne peuvent par définition n’appartenir à personne. Il s’agit d’un combat pour qu’un avenir soit encore possible, il s’agit d’un combat pour notre cadre de vie. Et c’est par des revendications sociales que nous entrons dans ce sujet : à quoi bon se battre pour une retraite à 60 ans si l’eau manquera à une personne sur trois à l’horizon 2045 ? 2045, c’est l’année où les personnes qui ont 45 ans aujourd’hui pourront commencer, globalement et à régime juridique constant, à prétendre à la retraite. C’est aussi un combat social dans la mesure où l’appareil répressif mobilisé contre les activistes de Solidaires, de Bassines Non Merci et des Soulèvements de la Terre n’est que le prolongement de ce que les personnes racisées et/ou habitant dans les quartiers périphériques ne connaissent que trop bien et ce depuis longtemps.


Baptiste David


Le droit à l’eau et à tous les biens communs : une lutte syndicale transnationale
Au-delà de « nos » méga bassines, la lutte pour l’eau et pour tous les biens communs est internationale. C’est ce que nous avons rappelé à l’occasion de la récente cinquième rencontre des organisations du Réseau syndical international de solidarité et de luttes [www.laboursolidarity.org], où a été adopté cette motion :
Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes constate que l’eau, la terre, l’air, le patrimoine génétique du vivant et les semences en particulier, les connaissances, le climat, la culture du quotidien, sont des communs. Ils sont des éléments vitaux, sans lesquels les travailleurs et travailleuses seraient incapables de produire de quoi vivre, qui sont aujourd’hui attaqués de toutes parts par le système capitaliste qui cherche à les privatiser de toutes les manières possibles (accaparement, acculturation, modifications génétiques, pollution, enclosures, destructions…).
À ce titre et par sa nature même, l’eau revêt un caractère universel et partagé à l’échelle du globe entre tous les vivants (au moins par les océans, qui sont tous connectés). L’eau douce est également le premier élément en danger face au changement climatique, alors que la vie en dépend directement, dont celle des humains.
Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes considère, par cette motion, que les luttes pour le partage de l’eau, pour sa qualité, pour le maintien de ses usages non-économiques (des humains et des non-humains, en particulier l’eau potable), sont des luttes transnationales et anthropologiques qui méritent une attention toute particulière de la classe ouvrière. Comme on l’a récemment entendu dans les mouvements sociaux et écologiques : « pas d’eau, pas de retraite ». Les mobilisations sur le sujet sont innombrables : Togo, France, Equateur, Pérou,…
Mais si la lutte transnationale pour les communs commence par la lutte pour l’eau, l’actualité dictant ses priorités, le Réseau syndical international de solidarité et de luttes n’en oublie pas l’impérieuse fragilité d’ensemble (privatisation des gènes et des variétés végétales, saturation de CO2 du climat pour des intérêts privés, micro-travail orientant la culture du quotidien pour les intérêts de la Big Data, pollution de l’air des plus pauvres, accaparements de terres, etc.).
C’est pourquoi le Réseau syndical international de solidarité et de luttes, pour la défense du cadre de vie des travailleuses et travailleurs, pour qu’un avenir vivable soit encore dans nos perspectives de vivant∙es :
1. envisage ces luttes pour l’eau comme une lutte transnationale globale, et mobilise ses membres pour les renforcer et les mettre en réseau ;
2. valorise les travaux de ses membres qui donneront à ces luttes une véritable dimension universelle et syndicale ;
3. incite ses membres à donner aux travailleurs et travailleuses les moyens de s’organiser et de se défendre face à la répression dès lors qu’iels considèrent qu’il est nécessaire d’attaquer le capitalisme et en particulier en désarmant ses infrastructures, ses outils et ses flux qui soutiendraient l’œuvre de destruction massive de communs et de l’eau en particulier.
Depuis un poste à souder, une administration, un champ, un poste informatique, une place publique, une tranchée, une usine, une mine ou une école : nous sommes la nature qui se défend. Pas d’avenir sur une planète sans eau.


[1] www.bassinesnonmerci.fr

[2] En s’excusant pour celles et ceux qui se retrouvent dans ces points de suspension !

[3] Neuf militants sont inculpés : du collectif Bassines Non Merci, de la Confédération paysanne, des Soulèvements de la Terre, de la CGT et de Solidaires.

[4] Suivent plusieurs lignes sur le sens de cette lutte et sur la répression étatique, proches de celles-ci-dessus reprises de Solidaires Deux-Sèvres.

[5] Militant du Syndicat des travailleurs ruraux, écologiste, assassiné en 1988 par un nervi des milices d’extrême droite organisées par les grands propriétaires fonciers brésiliens ; Dans les années 1980, des centaines de militants furent ainsi assassinés au Brésil.


Partagez cet article