Que peuvent les syndicalistes face à l’extrême ?

Le syndicalisme a retrouvé une forme de centralité depuis la mobilisation unitaire de 2023 sur les retraites. Mais comment être à la hauteur pour répondre ensemble aux urgences écologiques, sociales et aux menaces d’une prévisible prise du pouvoir d’Etat par l’extrême-droite ? Quelques pistes et propositions d’urgences.

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Le droit de grève sans cesse attaqué, l’exemple du ferroviaire

La lutte pour le droit de grève est inhérente au mouvement ouvrier ; luttes d’abord pour le conquérir, dans les faits puis dans la loi ; luttes ensuite contre les innombrables dénonciations réactionnaires et la multitude de restrictions qui y ont été apportés. Tout le monde le sait, et surtout ceux qui affirment le contraire : les entraves à la grève ne sont nullement motivées par le souci des usagers et des usagères, mais par la volonté politique de circonscrire les capacités d’action de la classe ouvrière, de celles et ceux qui travaillent et qui, par la grève, pèsent dans le rapport de force les opposant aux propriétaires des moyens de production et d’échanges qui les exploitent.

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Des grèves et non une grève !

Docteur en histoire, Rémi Azemar est auteur d’une thèse intitulée « Νοvembre-décembre 1995 : histoire sociale et politique d’un mouvement pluriel ». Formateur en éducation populaire, il travaille dans un centre de santé communautaire pour l’accès au droit à la santé pour tous·tes ; syndicaliste, il anime la section syndicale ASSO Solidaires 31.

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La grève de 1989 aux Impôts et aux Finances – Une belle grève, ça change tout

Dans un numéro des Utopiques consacré à « La grève », il est nécessaire de revenir aussi sur quelques grèves réussies menées au cours des dernières décennies. La réussite d’une grève ne se mesure pas seulement aux résultats concrets obtenus par les salarié‧es et aux reculs concédés par le patron ou par l’employeur, l’administration, etc. La réussite se mesure aussi au niveau d’engagement des grévistes et aux gains qu’ils ont enregistrés quant à leur apprentissage de la société et à leur meilleure expérience de la lutte revendicative.

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Tenir sur le temps long : la grève du Parisien libéré (1975-1977), une expérience marquante de la solidarité ouvrière

Le grève du Parisien libéré est l’une des luttes les plus longues et emblématiques ayant eu lieu au sein de l’imprimerie française. Ce conflit commence en mars 1975 et oppose Emilien Amaury, patron du Parisien et de l’Équipe, aux ouvriers du Livre de ces journaux. Emilien Amaury veut faire un plan de restructuration au sein du Parisien avec de nombreux licenciements. Très rapidement, la grève illimitée est votée avec occupation des ateliers. Cette grève, le conflit du Parisien libéré, dure vingt-neuf mois.

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Belfort sort ses griffes – Une histoire industrielle et syndicale

À travers l’histoire industrielle de Belfort et les luttes menées sur le site Alsthom puis General Electric, cet article montre comment l’ancrage territorial d’un grand site industriel peut transformer une grève d’entreprise en mobilisation locale plus large pour la défense de l’emploi et de l’industrie.

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La grève aux armées

Cet article aurait pu avoir pour titre « Comment transformer les paroles d’une jolie chanson en action? ». Quiconque a mis un jour le pied dans une caserne – pour ne pas parler d’un champ de bataille – comprend en effet instinctivement que pour y transformer les paroles d’un hymne révolutionnaire en force matérielle capable de faire bouger les lignes, il y a une série d’obstacles qui ne se franchissent ni d’un claquement de doigts ni à l’aide d’un bon vieux slogan d’antan. « Appliquer la grève aux armées » nécessite de s’adapter à quelques particularités que chacun·e peut imaginer.

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La grève générale : Origine, stratégie et échec

À chaque période de tension sociale et de conflits plus ou moins durs entre le monde du travail et le capital ressurgissent des appels à la grève générale divers et variés. Bien que souvent cantonnée à des revendications purement économiques par ceux qui la réclament, la grève générale véhicule néanmoins une puissante représentation révolutionnaire dans l’imaginaire collectif. Si elle fut effectivement partie intégrante de la stratégie révolutionnaire d’une partie du mouvement ouvrier, il y eut de nombreux débats sur son évolution de débats sur son utilité, sa pertinence et surtout ses objectifs. Un retour sur l’évolution de ce mot d’ordre basculant entre utopie, réformisme et révolution jusqu’à l’échec majeur de 1914 est éclairant.

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Grève et culture : dépasser la contradiction

Que se passerait-il si demain cinémas, théâtres, salles de concert, musées, moyens de diffusion des séries et films, etc. s’arrêtaient ? Pourquoi une telle grève n’est-elle jamais envisagée ? Ni prise au sérieux ? Un moment peut-être résume assez bien les choses. 21 mars 2023, Opéra de Lyon. Une partie du public siffle des salarié‧es du théâtre qui viennent parler de la lutte contre la réforme des retraites. Il ne s’agit pas d’un arrêt du spectacle mais juste de dire les conditions de travail des travailleureuses de l’opéra : technicien‧nes, musicien‧nes d’opéra et le secteur qu’on délite.

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L’ubérisation au service de la grève – Renouvellement conflictuel et syndical dans la livraison de plateformes

Lorsqu’on s’intéresse aux mouvements de travailleur.ses, on arrive assez rapidement à ce constat : les grèves se font de plus en plus rares. Les enquêtes le confirment : on observe une baisse globale de la récurrence et de la durée des grèves. Un ensemble de raisons sont invoquées : précarisation de la main d’œuvre, faiblesses des organisations syndicales, montée de l’individualisme, éclatement des collectifs de travail etc. Les reconfigurations contemporaines du capitalisme aggraveraient ce phénomène ; parmi elles, l’« ubérisation ».

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Le droit à la paresse (1880) et nous (2025)

Dans l’histoire du marxisme et plus généralement du mouvement ouvrier, une orientation possible a été laissée en friche ; le petit livre de Paul Lafarge, Le droit à la paresse, en est le témoignage. Ce texte, paru d’abord sous forme d’article en 1880 dans L’égalité, a été édité en brochure en 1883 alors que Lafarge était en prison.

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Orange, le harcèlement en procès

Le procès des dirigeant·es de France Télécom – Orange est sans doute la preuve éclatante de l’incroyable cynisme des dirigeant·es du CAC 40, prêt·es à toutes les basses manœuvres pour accroître les profits sur le dos des salarié·es. Mais c’est aussi la preuve qu’un sursaut sociétal est possible contre cet arbitraire, contre cette injustice de classe qui a scandalisé l’opinion publique française, voire internationale. Les salarié·es ont droit à la justice. Cet article est une reprise de celui publié dans la revue du Syndicat de la magistrature, Délibérée, en décembre 2024.

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Du casier de centre de tri au barreau

De la bataille, dès la création de SUD PTT, pour le droit du syndicat à exister et de se présenter aux élections dès la création, à celle contre l’explosion des contrats précaires, cet article revient sur le travail juridique mené d’emblée au sein de cette fédération. Une activité intense dans le cadre d’une stratégie syndicale claire : « Il n’a jamais été question de mettre en place un nouveau mode de régulation par l’action du juge extérieur aux rapports de classe. Le recours au droit devait être articulé avec la pratique traditionnelle de l’action syndicale. »

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Droit, justice et syndicalisme : entre répression et capacité d’action

A l’aune de l’activité déployée par la fédération SUD-Rail, voilà quelques réflexions autour du droit, de la justice, … et du syndicalisme. Représentativité, garanties disciplinaires, droit de grève, souffrance au travail, action de groupe, droit et justice dans la vie interne des syndicats sont parmi les thèmes traités.

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Le juridique peut-il être un appui des luttes syndicales ?

On a souvent tendance à opposer l’action syndicale qui se manifeste par sa participation à la lutte des classes et l’action syndicale devant les tribunaux. Or, il faut avoir à l’esprit que l’état du droit et de la jurisprudence est le résultat de la fixation du rapport de force dans la lutte des classes : plus le rapport de force est favorable aux travailleur·ses, plus le droit est favorable à ces dernier·es. Le mouvement inverse est également vrai. Depuis plusieurs années, le mouvement social n’est plus dans une phase ascendante et a accumulé une série de défaites ; pour autant, les résistances existent sous diverses formes et s’organisent, y compris devant les cours de justices nationales ou européennes. Dans un contexte moins favorable, notre camp enregistre des victoires contre les capitalistes et leur monde, ou contre les administrations sur le plan de la lutte des classes et devant les tribunaux, ces victoires, même si elles semblent limitées, sont pourtant essentielles pour le renforcement du rapport de force. À la lumière de mon expérience et de ma pratique syndicale de l’action juridique, je montrerai comment l’action juridique peut être un appui pour les luttes syndicales, en particulier dans le secteur public.

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Quand des syndicalistes trainent des syndicats devant les tribunaux

Le recours à la justice pour empêcher des syndicats d’user de leurs droits et pour ôter aux salarié-es la liberté de choisir qui les représente, illustre une conception de la démocratie et du pluralisme syndical que nous ne partageons pas. Que des organisations syndicales contestent les orientations d’autres collectifs syndicaux, c’est bien normal ; mais ceci doit se faire politiquement, par les débats et les pratiques syndicales. Un exemple est donné autour des élections TPE de 2016 (mais pas seulement…) , où des confédérations syndicales ont voulu interdire à des milliers de travailleurs et de travailleuses de voter pour le syndicat de leur choix. Second exemple : les recours juridiques de syndicats pour contester l’existence d’autres syndicats. Pire encore, des militant⸳es considèrent qu’attaquer en justice l’organisation syndicale dont ils et elles sont membres est une manière de définir la position de ladite organisation ; comment penser construire ensemble dans ces conditions ?

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À l’assaut du ciel rouge

En juillet dernier a paru, aux jeunes éditions nancéiennes des Presses du faubourg, un livre intitulé « À l’assaut du ciel rouge. Une histoire orale de la CFDT-Longwy 1978-1979 » et consacré, comme son nom l’indique, à l’histoire tumultueuse de la section longovicienne de la CFDT. Ce livre est le fruit de la rencontre entre un journaliste et documentariste, Sébastien Bonetti, originaire du bassin de Longwy, et moi-même, qui suis historien. Par-delà un certain nombre d’engagements politiques et associatifs, Sébastien et moi avons en commun un intérêt certain pour l’histoire politique du monde ouvrier du Pays-Haut Lorrain. C’est alors qu’il me guidait dans les méandres de l’histoire du bassin de Longwy, pour que je puisse mener à bien mes recherches, qu’a germé l’idée de raconter ensemble l’histoire de la section locale de la CFDT.

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Face à l’extrême-droite et ses idées, le rôle de l’action syndicale

Dans un contexte où l’extrême-droite est, en France comme dans de nombreux pays, aux portes du pouvoir, le rôle des organisations syndicales pour la combattre n’a jamais été aussi important. Alors que beaucoup d’acteur·ices politiques parlent d’une (extrême-)droitisation de la population, notamment des classes populaires, il est intéressant de se demander si, en soi, l’action syndicale protège des idées d’extrême-droite.

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Ukraine : syndicalisme en temps de guerre

Depuis le début de la guerre à grande échelle en Ukraine, ce sont des centaines de milliers de travailleur·euses qui se sont engagé·es dans les forces armées ukrainiennes pour défendre leur pays, leurs acquis sociaux et démocratiques que Poutine entend réduire en cendres. Face à l’agression impérialiste russe, le mouvement syndical s’est trouvé confronté à de nouveaux défis et de nouvelles tâches auxquelles il n’était pas préparé.

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Les syndicats et les travailleur·euses américain·es face à l’attaque sauvage de Trump

Le président américain Donald Trump a lancé une attaque brutale et multiforme dans tous les secteurs contre les travailleur·euses américain·es et ceux/celles-ci commencent à réagir, mais la classe ouvrière et les syndicats sont divisés, ce qui rend difficile l’organisation et la mise en œuvre d’une réponse unifiée.

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Dix syndicats nationaux appellent à la résistance anti-Trump

Cette déclaration commune intitulée « Le mouvement syndical exige la fin des attaques contre le droit de s’organiser et de manifester » a été publié, début avril 2025, par dix syndicats nationaux et des dizaines de sections locales qui représentent 3 millions de syndiqué⸳es. Les organisations syndicales nationales signataires : American Association of University Professors (AAUP) • Association of Flight Attendants (AFA-CWA) • American Postal Workers Union (APWU) • Inlandboatmen’s Union (IBU) • International Union of Painters and Allied Trades (IUPAT) • National Nurses United (NNU) • National Writers Union (NWU) • Service Employees International Union (SEIU) • United Auto Workers (UAW) • United Electrical, Radio and Machine Workers of America (UE).

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Palestine : que faire ?

Il manque des mots pour décrire ce qu’il se passe en Palestine, il manque des mots pour décrire l’horreur depuis des mois, des années… et puis décrire ça ne suffit pas, ça ne suffit plus… Nous sommes syndicalistes, internationalistes, nous nous devons d’analyser l’horreur, réfléchir, se mettre en lien bien sûr avec nos camarades palestiniens et palestiniennes, débattre de nos tâches de syndicalistes internationalistes, des actions à mettre en œuvre ici, en lien avec là-bas, des cadres unitaires, de comment on en discute au travail…

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Des extrêmes droites très internationales

L’extrême droite est nationaliste. Ça ne l’empêche pas de s’organiser sur le plan international. C’est avant tout une question d’efficacité : pour prendre le pouvoir dans un maximum de régions du monde, pour faire régner son ordre réactionnaire, pour imposer une hégémonie culturelle… Une question de rapport de force …

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