Que peuvent les syndicalistes face à l’extrême ?

Le syndicalisme a retrouvé une forme de centralité depuis la mobilisation unitaire de 2023 sur les retraites. Mais comment être à la hauteur pour répondre ensemble aux urgences écologiques, sociales et aux menaces d’une prévisible prise du pouvoir d’Etat par l’extrême-droite ? Quelques pistes et propositions d’urgences.

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La remise en cause mondiale du droit de grève

Après des années d’attaques de la part des néolibéraux pour le restreindre, le droit de grève est en danger. Sous les assauts répétés du patronat et des politiques néolibérales partout dans le monde, le droit de grève ne cesse de s’éroder au fil des années. Même dans les pays les plus développés, ces deux camps parviennent à le neutraliser dans la pratique, moyennant violations constantes et divers degrés de violence et de répression.

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Mobilisations ouvrières sous la dictature religieuse iranienne

La grève sous la dictature ? Un exemple avec l’Iran. Ce texte donne un aperçu des luttes sociales sous le régime terriblement répressif des mollahs. Il est complété par une déclaration de Solidarité socialiste avec les travailleurs en Iran, postérieur aux attaques israéliennes et étatsunienne. Sur les massacres d’Etat de janvier 2026 et sur la guerre déclenchée par Israël et les Etats-Unis en février, SSTI, l’Union syndicale Solidaires ou encore le Réseau syndical international de solidarité et de luttes ont publié plusieurs textes, disponibles sur les sites de ces organisations.

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Le droit de grève sans cesse attaqué, l’exemple du ferroviaire

La lutte pour le droit de grève est inhérente au mouvement ouvrier ; luttes d’abord pour le conquérir, dans les faits puis dans la loi ; luttes ensuite contre les innombrables dénonciations réactionnaires et la multitude de restrictions qui y ont été apportés. Tout le monde le sait, et surtout ceux qui affirment le contraire : les entraves à la grève ne sont nullement motivées par le souci des usagers et des usagères, mais par la volonté politique de circonscrire les capacités d’action de la classe ouvrière, de celles et ceux qui travaillent et qui, par la grève, pèsent dans le rapport de force les opposant aux propriétaires des moyens de production et d’échanges qui les exploitent.

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De la grève étudiante au mouvement interpro (CPE, 2006)

En France, « Le CPE » demeure un marqueur dans les victoires sociales de ce siècle. C’est la preuve que, même si une loi est votée, on peut continuer de la combattre et gagner ; partiellement dans ce cas de figure. Vingt ans après, cela est parfois présenté comme exemple de « grève générale gagnante ». Mais il n’y a pas eu de grève générale en 2006…

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Des grèves et non une grève !

Docteur en histoire, Rémi Azemar est auteur d’une thèse intitulée « Νοvembre-décembre 1995 : histoire sociale et politique d’un mouvement pluriel ». Formateur en éducation populaire, il travaille dans un centre de santé communautaire pour l’accès au droit à la santé pour tous·tes ; syndicaliste, il anime la section syndicale ASSO Solidaires 31.

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La Grève féministe – Quand les femmes s’arrêtent, le monde s’arrête

Le 8 mars n’est pas la journée de la femme, ni le jour des roses distribuées à l’entrée des bureaux, ni celui des promotions sur l’électroménager ou les cosmétiques. C’est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Si nous nous approprions cette date, c’est pour rappeler son ADN révolutionnaire. L’origine du 8 mars ne vient pas de nulle part : elle plonge ses racines dans les luttes des ouvrières. Faut-il encore le rappeler : les femmes ont toujours travaillé ! Et en démasculinisant l’histoire, en se réappropriant notre propre histoire, spoiler : elles ont toujours fait grève !

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Une grève à travers « La Révolution prolétarienne »

La Révolution Prolétarienne, portait en sous-titre « la revue qui n’a pas observé le mouvement ouvrier mais qui l’a vécu ». C’est dire si les grèves y ont tenu une place importante. L’ouvrage paru à l’occasion des cent ans de la revue, en 2025, en témoigne. Nous avons choisi ici des extraits d’articles relatifs à la grève des mineurs, en 1963. Le premier met en avant l’échec de la réquisition et sa signification, les enseignements que le mouvement ouvrier doit en tirer. Le second, pour paraphraser son titre, « fait penser » sur plusieurs sujets d’importance : l’ancrage du syndicalisme dans le réel, le rôle des résistances et des révoltes, l’unité d’action, les nationalisations qui n’ont rien à voir avec une socialisation, etc.

Fondée en janvier 1925 par Pierre Monatte, une figure majeure du syndicalisme du début du 20e siècle, La Révolution prolétarienne affiche depuis un siècle son credo: unité syndicale, autonomie du mouvement syndical vis-à-vis des partis, anticolonialisme, lutte contre le capitalisme et le stalinisme. Au fil des 832 numéros parus, on trouve des articles théoriques, des études documentées sur des grèves et des secteurs professionnels, des comptes rendus de congrès syndicaux, des textes sur le féminisme, le colonialisme, l’environnement, des notes de lecture, des commentaires sur les événements culturels… De la révolution russe de 1917 à la révolution espagnole de 1936, des procès de Moscou aux grèves de juin 1936, de la décolonisation de l’Algérie à l’antiracisme et à la question de la laïcité, tous les grands moments du siècle écoulé se retrouvent dans La Révolution prolétarienne. La revue – qui paraît encore aujourd’hui  – se veut toujours une « coopérative intellectuelle », qui ne vend pas d’« articles tout faits » ni de « comprimés d’idéologies ».

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Grève et culture : dépasser la contradiction

Que se passerait-il si demain cinémas, théâtres, salles de concert, musées, moyens de diffusion des séries et films, etc. s’arrêtaient ? Pourquoi une telle grève n’est-elle jamais envisagée ? Ni prise au sérieux ? Un moment peut-être résume assez bien les choses. 21 mars 2023, Opéra de Lyon. Une partie du public siffle des salarié‧es du théâtre qui viennent parler de la lutte contre la réforme des retraites. Il ne s’agit pas d’un arrêt du spectacle mais juste de dire les conditions de travail des travailleureuses de l’opéra : technicien‧nes, musicien‧nes d’opéra et le secteur qu’on délite.

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L’ubérisation au service de la grève – Renouvellement conflictuel et syndical dans la livraison de plateformes

Lorsqu’on s’intéresse aux mouvements de travailleur.ses, on arrive assez rapidement à ce constat : les grèves se font de plus en plus rares. Les enquêtes le confirment : on observe une baisse globale de la récurrence et de la durée des grèves. Un ensemble de raisons sont invoquées : précarisation de la main d’œuvre, faiblesses des organisations syndicales, montée de l’individualisme, éclatement des collectifs de travail etc. Les reconfigurations contemporaines du capitalisme aggraveraient ce phénomène ; parmi elles, l’« ubérisation ».

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