Quand l’économie de guerre sert les partisans de l’austérité, version brutale

Depuis 20 ans, les néolibéraux ne cessent de réclamer des baisses massives de dépenses publiques pour éviter une hausse de la dette publique. Ce discours a été systématiquement utilisé pour justifier les contre-réformes néolibérales. Dans la période récente toutefois, le discours selon lequel l’austérité serait nécessaire évolue : face aux tensions internationales croissantes, il faudrait notamment baisser fortement les dépenses publiques pour dégager des marges de manœuvre budgétaire au profit des budgets de la défense.

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Une autre économie, pour une paix juste et durable

Littéralement l’économie de guerre correspond à la mobilisation des ressources d’un pays pour mener l’effort de guerre, en réorientant dans le cadre d’une planification autoritaire les matières premières, la production industrielle et la logistique vers les besoins des armées, mais aussi en rationnant la consommation tout en fixant les prix, les salaires et les taux d’intérêt. Une grande partie de la richesse du pays sert alors à financer l’effort de guerre. Avec des dépenses de défense représentant à peine 1,9 % de son Produit intérieur brut (PIB) en 2023, la France est loin de cette situation, même si les projets des gouvernements de l’Union européenne de financer et de mettre en place une défense européenne marquent un tournant dans ce domaine.

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Les monstres sont lâchés

Le respect du « fonctionnement de règles fondamentales de la démocratie représentative » a été un privilège de la mise en place du néolibéralisme dans le Nord Global. Bien que, la répression du mouvement social ait été féroce dans le continent européen notamment en Grande Bretagne sous les années Thatcher, le terrorisme d’état instauré à travers les dictatures civico-militaro-religieuses dans plusieurs pays du continent américain, cobayes du néolibéralisme, a été génocidaire. C’est pourquoi ce monde peut paraitre « Nouveau » sous un angle franco- français, mais ne l’est pas dès qu’on élargit le rayon au « Sud Global ».

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Dix syndicats nationaux appellent à la résistance anti-Trump

Cette déclaration commune intitulée « Le mouvement syndical exige la fin des attaques contre le droit de s’organiser et de manifester » a été publié, début avril 2025, par dix syndicats nationaux et des dizaines de sections locales qui représentent 3 millions de syndiqué⸳es. Les organisations syndicales nationales signataires : American Association of University Professors (AAUP) • Association of Flight Attendants (AFA-CWA) • American Postal Workers Union (APWU) • Inlandboatmen’s Union (IBU) • International Union of Painters and Allied Trades (IUPAT) • National Nurses United (NNU) • National Writers Union (NWU) • Service Employees International Union (SEIU) • United Auto Workers (UAW) • United Electrical, Radio and Machine Workers of America (UE).

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L’extrême droite en marche vers le pouvoir, ce que peut le syndicalisme

Militante syndicale à la retraite, j’ai eu le temps, le recul pour écrire ce texte qui ne constitue en aucune manière une critique des positionnements actuels ou passés de Solidaires. Il s’agit pour moi dans une période de crainte et de doutes, de participer aux réflexions à partir de mes engagements passés ou toujours actuels. 

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Après le choc des élections législatives de juin 2024 : Constats et perspectives syndicales

La perspective de la montée ou de l’arrivée au pouvoir de l’extrême droite ne date pas d’hier, mais la dissolution surprise de l’Assemblée nationale par Macron le 9 juin a marqué la concrétisation et l’accélération indéniable de la place de l’extrême droite et du Rassemblement National dans ce pays.

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Réfléchir, lutter, gagner

Solidaires a officiellement 25 ans. Notre histoire antérieure à cette création plonge ses racines dans le syndicalisme français du XXe siècle. Nous sommes issu∙es de choix forts d’autonomies, de luttes, de volonté d’agir de façon décloisonnée, interprofessionnelle, en plaçant toujours notre position de travailleuses et de travailleurs au centre.

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Dans l’eau trouble de nos errances autoritaires : éveiller la conscience

Dans le panel des termes encore en vogue dans les milieux qui se pensent à gauche, l’un d’eux occupe une place de marque : la conscience. Hérité d’un marxisme de parti, ce terme s’inscrit dans le schéma argumentatif et stratégique suivant : il faudrait « éveiller » la conscience « quotidienne » pour transformer les collègues en camarades ; il faudrait élever la conscience -quelque part « inconsciente »- à la « conscience critique » (on n’utilise plus conscience « de classe » que du bout des lèvres). L’utilisation de ce terme trahit un héritage autoritaire et une mécompréhension fondamentale autant de la manière dont la pensée se construit dans le capitalisme, que des moyens qui sont à la disposition de ceux qui entendent le renverser radicalement.

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Syndicalisme et politique

Au-delà des rappels à la référence française de l’indépendance syndicale et à la Charte d’Amiens, il s’agit de voir comment les enjeux de la politique et du syndicalisme se définissent et se croisent aujourd’hui. Cela fait régulièrement débat entre nos organisations syndicales et en leur sein même. C’est un regard que nous pouvons poser sur le contexte de nos luttes et du monde du travail tel qu’il évolue.

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