Le syndicalisme argentin occupe une place unique et influente dans l’histoire politique du pays ; il est même une référence de combativité à échelle du continent. Depuis la fin du XIXème siècle, les syndicats argentins, imprégnés par les idées anarchistes, socialistes, communistes et celles du syndicalisme révolutionnaire, ont été des acteurs clés dans la lutte pour les droits des travailleurs et des travailleuses. En Argentine, les syndicats ne se contentent pas de défendre les droits des travailleurs et travailleuses sur le lieu de travail ; ils ont également joué, et jouent encore, un rôle crucial dans la gestion de la santé, de la protection sociale et des loisirs de leurs membres. Ce sont les obras sociales sindicales, traduites ici par « œuvres sociales », sans qu’il faille y lire la connotation charitable que peut avoir l’expression en français. A travers cet article, on explore les origines, l’évolution et l’impact d’un syndicalisme de service, ses misères et grandeurs que Beto Pianelli met en lumière sous le projecteur du syndicalisme de lutte et de transformation sociale que le syndicat du métro défend tous les jours à Buenos Aires.
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