Retour sur « On bloque tout ! »

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En mars 2016, lorsqu’à quelques-un.es nous discutons de l’opportunité de lancer un appel de syndicalistes, la lutte contre la loi travail « 1 », dite El Khomri, n’en est qu’à ses prémisses. Mais il nous apparaît alors évident qu’un tel outil pourrait être utile. Parmi le petit groupe qui s’empare de cette question – à peine une dizaine de militant.es CGT et Solidaires – la plupart avaient été partie prenante d’un précédent appel en 2010 : « Syndicalistes pour la grève générale ». Notre ambition est de ne pas simplement rééditer l’opération mais bien de poser des jalons pour aller au-delà d’une simple démarche pétitionnaire. Il s’agit de contribuer au mouvement social naissant et l’enjeu essentiel, pour nous, est de faire partager un objectif stratégique, celui du blocage de l’économie. Non pas une succession de blocages « coups de poing », mais une action déterminée qui puisse se construire au moyen de la grève, la plus ancrée et la plus généralisée possible. C’est bien le sens que nous voulions donner au titre de notre appel : « On bloque tout ! », lancé le 22 mars. « On » c’est à dire celles et ceux qui, au quotidien font tourner la machine sociale et économique, en produisant biens et services par leur travail. S’ils et elles s’arrêtent, la machine s’enraye, les profits cessent de remplir les poches des patrons et des actionnaires : c’est là toute la puissance de la grève.

Autre aspect, lui aussi fondamental : l’appel reprenait l’exigence d’autonomie du mouvement social, refusant de lier la mobilisation à une quelconque « sortie de crise » électorale et portait pour cela des revendications unifiantes, comme celle de la réduction du temps de travail à 32 heures, dans l’idée de soutenir nos propres priorités revendicatives.

Faire un appel, pourquoi ?

Mais après tout, c’est vrai, pourquoi prendre du temps à récolter des signatures, mettre en place un site internet, produire du matériel… quand chacune et chacun d’entre nous avait déjà tant à faire pour développer la grève dans son secteur professionnel ? Cette question, bien sûr, nous nous la sommes posé. Mais il était évident, à notre sens, qu’un espace unitaire « de base » n’était pas superflu. Non que nous négligions les intersyndicales nationales, départementales ou sectorielles : elles sont bien entendu nécessaires pour engager l’action. Mais, et à quelques rares – mais encourageantes – exceptions près, elles sont encore trop souvent considérées comme une sorte de « passage obligé » : il « faut » signer un texte unitaire dès lors qu’une date commune a été arrêtée au plan national, sans que cela se traduise par des plans d’actions locaux et réellement unitaires1. « On bloque tout ! » voulait être cette sorte d’intersyndicale horizontale qui serve concrètement à la mobilisation.

Pour cela, l’appel était non seulement ouvert aux signatures individuelles de syndicalistes, mais aussi, et il y avait là une différence avec l’appel de 2010, aux structures syndicales en tant que telles. Cette différence est notable : elle devait permettre de s’assurer que la discussion avait lieu dans les collectifs militants. Même si finalement une structure ne signait pas, on pouvait espérer que les questions soulevées dans le texte de l’appel aient servi à échanger en interne, à débattre ensemble.

Sur ce strict plan des signatures, il n’y avait d’ailleurs pas à rougir à l’heure du bilan avec 1 675 signataires dont 135 structures syndicales en tant que telles. Pour l’essentiel, il s’agissait de sections ou syndicats locaux, plus rarement de fédérations ou syndicats nationaux. Mais l’une des questions qu’a soulevé la liste des signataires était la forte inégalité de leurs provenances : s’il y avait près d’un tiers de signatures issues de la CGT, la plus grande partie (la moitié) venait de Solidaires, notamment les signatures de fédérations nationales. Plus modestement, mais significativement, venaient ensuite les signataires FSU, CNT, FO et CNT-SO. Enfin, une soixantaine de signataires se partageaient entre CFDT, LAB, CNT-AIT, Confédération Paysanne, UNEF, FIDL, UTG, STC, USP ainsi que des signatures internationales…

Très vite s’est toutefois posée la question de comment faire dialoguer les différents signataires entre eux. Un site est mis en place, qui se propose d’accueillir des contributions écrites, mais aussi de mutualiser les informations et les initiatives : il n’aura été, au final, que peu été utilisé en ce sens2. Une newsletter est également lancée, là encore à un rythme trop irrégulier pour réussir à être le lien souhaité. Car la difficulté majeure est de faire vivre tout cela : la poignée de militant.es d’origine qui allait former le collectif d’animation de l’appel ne s’élargit pas vraiment et le manque de temps, considérablement pris par l’activité syndicale en période de lutte, pèse.

Échanger, agir, construire

Et pourtant ! La fédération SUD PTT – engagée dans le processus dès le départ – fait imprimer une banderole et réalise un autocollant « On bloque tout ! », tiré à plusieurs milliers d’exemplaires, qui sera envoyé sur simple demande aux quatre coins de l’hexagone. La page Facebook, associée au site, culmine à près de 7000 profils la suivant (elle n’est aujourd’hui plus alimentée). Deux réunions nationales sont organisées en avril et octobre 2016, réunissant plus d’une centaine de participant.es, un meeting à la Bourse du travail de Paris se tient le 19 mai, des prises de parole sont faites à République lors des soirées de Nuit Debout, des communiqués de presse sont envoyés et deux camarades seront invités sur Mediapart au titre d’On bloque tout !, des points fixes sont organisés sur les manifestations parisiennes (et même un cortège le 1er mai)… il y a donc quand même une certaine « logistique » de l’appel qui se met en place.

Dans plusieurs villes, les syndicalistes d’On bloque tout ! participent aux Nuits Debout3. Ailleurs on voit même fleurir des collectifs locaux au nom de l’appel : à Dijon, Grenoble, Marseille, Nantes, Pau… Leur réalité sera très variée. Parfois, il s’agira de groupes d’appui aux opérations de blocage – ce qui en soi n’est pas forcément inintéressant – plus que de réelles liaisons intersyndicales. Car si l’on y regarde de près, la « réussite » d’On bloque tout ! aura quand même été de vulgariser en quelque sorte cette idée de blocage de l’économie, même si quelquefois elle était comprise dans un sens un peu substitutif, quand des groupes de militant.es allaient bloquer des zones d’activité… ou il n’y avait pas de grève par exemple. Les opérations « commandos » de blocage étaient intéressantes par contre lorsqu’elles venaient soutenir une action gréviste. Galvanisantes, elles pouvaient avoir un impact économique réel (même si forcément plus limité qu’une grève longue).

Il y eut aussi des tentatives de déclinaison sectorielle de l’appel à des moments clés de la mobilisation : ainsi, constatant que plusieurs syndicats CGT Cheminots et SUD-Rail étaient signataires de l’appel, le collectif d’animation prit contact avec ces syndicats pour tenter une expression commune qui pousse à l’unité dans la grève quand les stratégies nationales des deux fédérations étaient trop différentes pour construire une convergence fertile à la base. Malheureusement, faute de répondant côté CGT Cheminots, cette tentative d’appel sectoriel ne se concrétisa pas.

Par contre, sur d’autres plans, comme la lutte contre la répression, là les contacts noués autour de l’appel « On bloque tout ! » se révélèrent utiles : ainsi lorsqu’Antoine, jeune militant CGT de Valenciennes, fut incarcéré après une arrestation tout aussi violente et ciblée qu’infondée4, les syndicalistes d’On bloque tout ! ont tout mis en œuvre pour organiser la solidarité, concrétisée par la campagne « Libérez Antoine », dont le texte d’appel fut tout de même signé, entre autres, par Bernard Thibaut et Philippe Martinez comme par nos camarades co-délégués généraux de l’Union syndicale Solidaires.

Des écueils

Mais il a bien fallu constater que pour la très grande majorité de celles et ceux qui s’y sont retrouvés, et même des structures, l’appel « On bloque tout ! » restait en fait une pétition plus qu’autre chose. Le collectif d’animation attendait sans doute trop des signataires, notamment des organisations, et prit peut-être trop peu d’initiatives. Le parti-pris, dès lors que des structures étaient signataires, était en effet de respecter l’idée qu’elle pouvait disposer d’un « mandatement » dans le cadre de l’appel. Malheureusement, lors des deux réunions nationales qu’a pu organiser le collectif d’animation d’On bloque tout !, peu de structures ont dépêché des mandaté.es, et la majorité de l’assistance était composée d’individu.es (parfois non-signataires même de l’appel !). Il était donc compliqué d’engager les signatures de syndicats ou de fédérations dans des initiatives siglées « On bloque tout ! » sans être sûrs de leur aval. Ce qui entraînait, et c’est bien normal, des frustrations auprès des signataires individuels qui se demandaient comment sortir de ce cercle vicieux.

Autre élément qui a pu freiner les prises d’initiatives ou la constitution de collectifs locaux, les stratégies syndicales étaient bien différentes de 2010 : même si le geste avait quelque chose de la mise en scène, dès lors que Philippe Martinez, secrétaire général de la CGT, vient jeter un pneu dans le brasier des palettes enflammées d’un blocage, on peut être certain que nombre de syndicalistes d’On bloque tout ! ont du applaudir des deux mains. De même lorsque la même CGT appelle de fait à reconduire la grève, là aussi on pouvait se demander ce qu’On bloque tout ! pouvait dire ou faire de plus. La dynamique autour de l’appel perdait un peu de sa substance… même si les difficultés à reconduire et généraliser la grève étaient manifestes ! Et comme « On bloque tout ! » rencontrait une large approbation au sein de l’Union syndicale Solidaires, dont la stratégie reprenait ce qui était porté par l’appel, il y avait une sorte d’osmose qui, paradoxalement, diluait aussi les questions posées par ailleurs : notamment l’exigence de « passerelles » intersyndicales horizontales par exemple.

Sur d’autres plans, et bien que ce soit assez éloigné de ce que nous recherchions, il faut constater que l’espace de la « radicalité » aura été polarisé, notamment médiatiquement, par l’irruption des cortèges de tête dans quelques grandes villes (et ce, même si dans l’ultra majorité des villes et des manifestations, ce phénomène est resté inconnu). De même, Nuit Debout aura incarné la « nouveauté ». Il ne s’agissait de toute façon pas de courir après une quelconque notoriété, même militante, mais il est certain qu’une partie des discussions au sein du mouvement social, qui aurait utilement du/pu se concentrer sur les moyens d’étendre la grève, d’améliorer et renforcer son auto-organisation, ont du coup été déviées vers des préoccupations qui ont pu alors paraître éloignées de l’enjeu fondamental du rapport de force à construire avec le pouvoir et le patronat. Ceci dit, dans les discussions, parfois vives, qu’organisa « On bloque tout ! » on ne peut pas dire non plus que les avis étaient homogènes sur les rapports à entretenir avec les Nuits Debout ou les cortèges de tête : et tant mieux, c’est là toute la richesse d’échanges démocratiques ! Il était de toute façon nécessaire d’échanger sur le mouvement social « réel » – même si les appréciations pouvaient diverger – plutôt que de se fixer des œillères.

L’unité, toujours

Cette capacité à mettre en lien des syndicalistes, à confronter des avis, des analyses qu’a quand même réussi à mettre en œuvre On bloque tout ! avait convaincu le collectif d’animation de l’appel de tenter de transformer l’essai. Avant l’été, alors qu’une date de mobilisation est programmée pour le 15 septembre, l’idée est lancée de pérenniser On bloque tout ! Elle est ainsi présentée dans le texte de bilan publié sur le site de l’appel : « La mobilisation a permis de constater les difficultés à donner sens et corps à l’action collective pour des centaines de milliers de salarié.e.s qui pouvaient « soutenir » la mobilisation sans pour autant franchir le pas de la grève. Il existe de nombreuses raisons à cela : manque d’ancrage du syndicalisme, précarité et bas salaires…

Ces difficultés affectent l’ensemble des collectifs syndicaux, quelle que soit leur affiliation. N’y a-t-il pas urgence à mettre en commun nos pratiques, à échanger sur les obstacles, à développer horizontalement les solidarités intersyndicales ?

Un réseau, des collectifs de syndicalistes de lutte pourrait permettre cela, organiser des rencontres, régionales et nationales, des formations, des campagnes mêmes… Parce qu’on n’a pas fini de vouloir tout bloquer contre la loi « travail » et son monde ! »

Cette idée s’inspirait évidemment des expériences passées, notamment celles des revues de la gauche syndicale Résister et Collectif5dans les années 1980. Deux réunions, assez laborieuses, ont eu lieu pour tenter de lui donner chair. Mais l’épuisement de la lutte de 2016 avait d’une certaine manière ramené les syndicalistes de lutte au bercail : celui du combat quotidien, déjà compliqué, pour faire vivre un outil collectif au plus près des salarié.es. Ce qu’on ne peut évidemment reprocher à personne, bien au contraire. Mais l’animation d’On bloque tout ! périclitait en conséquence. Seule la page Facebook continuait d’être alimentée par deux camarades, avec les échos des luttes et des grèves, nombreuses, dans l’année qui suivit. C’était toutefois insuffisant pour constituer un réseau tel qu’il avait été imaginé. Et pourtant, cette idée est-elle à jeter à la poubelle ? La décision de la confédération FO de ne pas rentrer dans la bagarre contre la loi travail « 2 » a rendu difficiles les cadres intersyndicaux nationaux : c’est dans de tels moments que des réseaux intersyndicaux de lutte et de base auraient pourtant tout leur intérêt. Le « Front social » a de fait occupé l’espace laissé vacant par On bloque tout !, le collectif d’animation ayant été divisé sur l’appréciation de ce dernier (même si des signataires d’On bloque tout ! s’y sont investis). Plus mouvementiste, ce dernier cadre apparaît peut-être moins constructif pour l’avenir que ne voulait l’être On bloque tout ! Nous verrons bien…

Reste que les liens créés autour de l’appel « On bloque tout ! » en 2016 ne se sont pas évanouis. Ils ont été utilement réactivés en mars 2017 lorsqu’à été lancée la tribune « Syndicalistes, nous marcherons le 19 mars »6 à l’occasion de la Marche pour la justice et la dignité organisée par les familles de victimes de crimes policiers. On peut aussi en déceler l’empreinte dans l’action du Collectif syndical contre l’aéroport à Notre-Dame-Des-Landes et son monde7. Il faut sans doute, à partir de ces expériences et initiatives concrètes, encore chercher la forme adéquate que pourrait prendre aujourd’hui un réseau intersyndical qui soit utile pour les luttes et la transformation sociale.

Théo Roumier.

Document : l’appel « On bloque tout ! »

Le projet de loi El Khomri est une insulte au monde du travail. Rarement l’attaque aura été aussi grave. Avec l’inversion de la hiérarchie des normes qui permet aux accords locaux au rabais, obtenus sous la pression, de se substituer aux accords de branche ; en lançant l’offensive contre l’outil syndical avec la promotion des référendums-bidons en entreprise ; en organisant et généralisant la précarité, la flexibilité et en facilitant les licenciements, c’est une dégradation majeure du temps et des conditions de travail de millions de salarié.e.s que prépare activement le gouvernement.

À nous de nous préparer tout aussi activement à l’en empêcher ! Tout ce que mérite un tel projet de loi c’est une riposte déterminée et massive des travailleuses, des travailleurs, du privé comme du public qui doivent converger, et de la jeunesse. Et pour ça, c’est le blocage de l’économie qui est à l’ordre du jour. Le 9 mars, nous étions des centaines de milliers à battre le pavé. Pour nombre de salarié.e.s qui composaient la majorité des cortèges, la grève s’imposait. Et depuis le 17 mars, journée nationale de mobilisation appelée par les organisations de jeunesse, des dates de grève dans différents secteurs professionnels sont annoncées ; le 24 mars, nouvelle journée de mobilisation, le projet de loi sera présenté en Conseil des ministres, avec sans doute quelques effets d’annonces destinés à faire croire que la copie a été revue : nous le disons tout net, le projet de loi n’est ni amendable, ni négociable et seul son retrait, total, s’impose. Enfin le 31 mars, la grève interprofessionnelle est à l’ordre du jour. Cette grève doit être activement préparée et nous pouvons profiter pour ça du calendrier d’action qui se dessine jusque-là pour renforcer la mobilisation. La seule manière de gagner et de faire plier le gouvernement, c’est de bloquer l’économie. Les travailleurs et les travailleuses doivent en effet prendre leurs affaires en mains dans cette lutte et ne doivent pas s’en remettre à des politiciens ou politiciennes qui n’ont que les élections de 2017 en vue. Et pour bloquer l’économie, ce qu’il faut c’est d’abord réussir la grève du 31 mars et préparer sa généralisation et sa reconduction partout où c’est possible dans les jours et semaines qui suivront !

Alors nous obtiendrons le retrait du projet de loi El Khomri. Alors nous pourrons préparer la contre-offensive, NOTRE contre-offensive en popularisant des revendications qui permettent de rassembler, sur lesquelles les équipes syndicales pourraient s’engager ensemble, à la base et dans l’unité. La réduction du temps de travail à 32 heures par semaine, sans réduction de salaires, ni flexibilité, sans arnaque à la clef comme l’ont été dans de nombreux secteurs les « 35 heures-Aubry », voilà par exemple ce qu’il est urgent de mettre en avant pour contrer les dégradations des conditions de travail et imposer des créations d’emplois.

Tout cela, nous nous engageons à le mettre en débat auprès de nos collègues, dans nos structures syndicales, dans les intersyndicales auxquelles nous participons. Nous sommes certain.e.s que ces préoccupations, nombreuses et nombreux sont les syndicalistes qui les partagent. Quelles que soient les appartenances syndicales, nous les appelons à rejoindre cet appel, à en proposer la signature à leur structure syndicale et à mutualiser les informations sur la mobilisation sur le blog lié à cet appel.

C’est toutes et tous ensemble qu’on va lutter, c’est toutes et tous ensemble qu’on va gagner !

1 : Ce constat, nous l’avons interrogé dans un précédent article des Utopiques : « Invoquer l’unité, oui… la faire c’est mieux ! » [Théo Roumier, Christian Mahieux] ; n°4 de février 2017, pages 22 à 33.

2 Avec quand même quelques productions, bien souvent émanant du collectif d’animation de l’appel ; voir sur le site www.onbloquetout.org qui est toujours en ligne.

3 Voir dans cette même revue les articles qui y sont consacrés, pages xx à xx.

4 L’appel est toujours accessible, par exemple sur le site de la CGT : http://cgt.fr/Liberez-Antoine.html

5 : Voir l’article de Michel Desmars, « Quand la gauche syndicale se dotait d’outils pour avancer… », paru dans Les Utopiques n°4 de février 2017 (disponible en ligne sur www.lesutopiques.org).

6 Voir sur Mediapart : https://blogs.mediapart.fr/theo-roumier/blog/200217/syndicalistes-nous-marcherons-le-19-mars.

7 Voir l’article de Jean-Luc Dupriez sur ce collectif publié dans Les Utopiques n°5 de juin 2017.

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Militant de SUD Éducation et co-animateur de l’Union interprofessionnelle Solidaires Loiret

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